TOC

Développement personnel & toxicodépendance

Troubles Obscessionnels Compulsifs

l'iboga est reconnue pour son efficacité dans le traitement de nombreuses névroses. Le cas le plus remarcable est celui des TOC.

Untémoignage caractéristique ci-dessous.

 

Je m'appelle Didier, j'ai 29 ans et je suis Lorrain.

 

A l'âge de 15 ans, de nombreux troubles psychologiques(névroses, troubles obsessionnels compulsifs) sont apparus et m'ont fait souffrir jusqu'au jour où j'ai pris l'iboga.

 

Ma vie dorénavant n'est plus la même.

 

Je vais vois raconter ma vie avant mon initiation à l'iboga et après.

 

 

Mon enfance

 

Elle était très belle, trop belle pour qu'il n'y ait pas de répercussions négatives sur mon avenir.

 

J'ai été élevé par mes parents et mes grands-parents paternels, avec mon frère de 7 ans mon aîné, et nous vivions dans un certain luxe.

 

Mon père était transporteur et ma mère au foyer. A la maison, j'étais le petit prince, tous ce que je souhaitais, ils me l'accordaient, tous mes caprices étaient exaucés. Cela provoquait naturellement la jalousie de mon grand-frère qui n'hésitait pas à me donner des corrections dès qu'il en avait l'occasion. Mon père, je le craignais et ne l'appréciais guère, il représentait pour moi le gendarme à qui mon frère racontait mes aventures de la semaine lorsqu'il rentrait de Paris.

 

Mon grand-père est décédé lorsque j'avais 6 ans, c'était un homme très bon, malheureusement il était toujours la tête de turc de la famille.

 

Ma grand-mère est décédée lorsque j'avais 11 ans, c'était une véritable sorcière, une mauvaise femme et elle n'arrêtait pas de critiquer ma mère pour son travail domestique. Mon père a tout hérité d'elle.

 

Ma mère est une femme sans caractère et très fragile. Elle m'a toujours pouponné, elle m'a en quelques sortes coupé mes bras et mes jambes afin de m'empêcher de devenir un homme. Elle m'a transmis toutes ses angoisses et peurs.

 

Mon père a toujours joué les "gros durs", mais c'est une personne totalement folle dans sa tête. Il est égoïste, paranoïaque, excessivement protecteur, égocentrique et névrosé, de plus il a totalement endoctriné ma mère.

 

Entre mon frère et moi, cela n'a jamais été le grand-amour, cependant je pense que grâce à moi il a pu s'en sortir et s'extirper de cette famille totalement malade.

 

En effet, mes parents ont transmis leur trop plein d'amour en très grande partie qu'à moi, et mon frère à été ainsi moins soumis à leur influence et propagande. A l'adolescence, il a été plus fort pour affronter la vie et préparer son avenir. Il est parti étudier la chimie à Clermont-Ferrand, alors qu'il aurait très bien pu faire ses études de chimie à Metz. C'était pour lui une ruse pour quitter le foyer.

 

Cependant, son passé le hante.

 

Moi, j'étais un garçon plein d'énergie, je passais mes journées à jouer au foot, à traîner avec mes copains ou alors avec le berger allemand de mes parents. Mes parents ont dû le faire piquer car il est devenu fou (quelle coïncidence).

 

 

Adolescence et maladie

 

 

A 15 ans, alors que j'allais rentrer en 1ère, sont apparus des troubles psychologiques.

 

Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, j'étais confronté à pleins de problèmes dans la tête et je n'arrivais pas à les résoudre. Pleins de tics mentaux (toc) apparaissaient également. Je restais fixé sur ces problèmes et le reste n'avait plus d'importance pour moi.

 

Exemple de tocs : Je relaçais sans cesse mes lacets, je replaçais constamment la télévision lorsque je la regardais, je me levais 36 fois la nuit pour vérifier si j'avais éteint la lumière.

 

Exemple de névroses : je restais fixé sur des paroles qui m'ont été dites, je restais fixé sur des pensées qui me passaient par la tête.

 

De plus j'étais constamment envahi par la peur.

 

En plus de cela, des problèmes physiques augmentaient ma souffrance (eczéma, allergies, problèmes de vue).

 

J'ai consulté en automne de la même année un psychiatre (un lacanien) qui m'a mis sous traitement (anxiolytique, neuroleptique, etc...), mais sans succès. Ce traitement calmait mes névroses mais m'abrutissait, ce qui m'empêchait de me lever le matin et de travailler à l'école. J'étais devenu un "légume".

 

Et logiquement, en avril 1991, j'ai fais un épisode psychotique qui m'a conduit à l'hôpital psychiatrique. En sortant de l'hôpital, mes névroses et tocs étaient toujours présents et il me fallait vivre avec. De plus, ni à l'hôpital ni mon psychiatre ne m'avaient expliqué ma pathologie.

 

Cet état allait continuer durant des années. J'ai consulté un autre psychiatre sans résultat et j'ai refais un séjour à l'hôpital suite à un autre délire en 1998.

 

Et c'est à ce moment de ma vie que la roue a commencée à tournée en ma faveur. La femme qui m'a soigné à l'hôpital m'envoie chez son mari, psychiatre également, et cet homme va jouer un grand rôle dans ma vie.

 

Tous d’abord, il m'explique ma pathologie et son fonctionnement (après 9 ans de maladie il était temps!), me fait réaliser l'influence dramatique sur moi de mes parents et me pousse à prendre un appartement. De plus mon traitement est réduit au maximum.

 

Ma situation s'améliore, mais mes troubles sont toujours présent et me font souffrir. En novembre 2000, je dis clairement à mon psychiatre que j'en ais assez de cet état et que je souhaitais mettre fin à mes jours. C'est à ce moment là qu'il m'oriente vers l'iboga.

 

J'entreprends des recherches sur Internet et tombe sur le site Meyaya. Je rentre en contact avec ... et nous nous mettons d'accord pour une initiation chez lui à Valence fin février 2001.

 

Le 24 février 2001, je me rends chez ... pour l'initiation.

 

 

Voyage d’eboka

 

 

Paco le sorcier gabonais est présent. A 18 heures, à la tombée du jour, l’initiation commence. Après quelques minutes d’entretien durant lesquelles je lui expose mon problème, je prends un bain chaud et me lave avec un demi-citron. Après le bain, nous discutons quelques minutes ensemble, il me met en confiance. Je prends un 1er verre d’iboga suivie d’un verre d’eau. La plante est très amère. Je prendrais au total 5 verres à l’issue desquelles je vomis.

 

Et puis je rentre dans le voyage, je me trouve dans un village africain dans des temps anciens, j’entends de la musique de tam-tam et je vois des gens qui dansent.

 

Différentes scènes se succéderont.

 

Il y a cette scène dans laquelle une force divine me charge de données (comme on charge une disquette vierge d’ordinateur) auxquels je ne comprends rien.

 

Pendant la scène suivante je suis confronté à des névroses. J’essaye de les résoudre, mais elles disparaissent d’elles-mêmes pour laisser place à d’autres. Et puis, au bout d’un certain temps les réponses à mes névroses me viennent d’elles-mêmes, tout naturellement. Et petit à petit à force d’obtenir des réponses, je prends confiance en moi.

 

Cette scène me fait comprendre qu’il est inutile de rester fixer sur un problème, que la réponse me viendra tôt ou tard.

 

Je vais discuter avec le sorcier. C’est un discours chaleureux, le sorcier me rassure et me pousse à aller de l’avant. J’interromps la discussion et je vais aller m’allonger. Quelques minutes après, je reviens vers le sorcier et notre discussion reprend. Le dialogue reprend mais différemment. On ne parle plus le même langage, on ne se comprend plus. Je me rends compte que je dialogue avec Paco par la parole, alors qu’auparavant je dialoguais avec lui par la pensée.

 

Cette scène me fait comprendre que la parole est l’outil nécessaire pour exprimer une pensée, mais que les mots peuvent être mal interprétés ou mal compris ou avoir une signification différente d’une personne à une autre. Lors de la1ère discussion Paco voyait dans mes pensées et moi dans les siennes. Tout était clair entre nous.

 

Dimanche matin, je régresse dans mon passé. J’ai 2 ans et je grimpe sur le bureau de ma mère sur lequel est posé le téléphone. Le téléphone sonne et il m’effraye, je prends le répondeur et une femme me parle. Il me semble que se soit ma marraine, une femme que j’ai jamais appréciée.

 

Je sais dorénavant que les peurs et les angoisses qui me pourrissaient ma vie proviennent de ce coup de fil qui m’a effrayé.

 

J’ai maintenant 3 ans, ma marraine et mon oncle sont en visite chez nous et sont entrain de partir. Cet après-midi il fait beau et nous nous trouvons tous sur l’escalier d’entrée de la maison. Ma marraine se moque de moi parce que j’ai le nez bouché. Cette moquerie m’a blessé et cela a été le déclencheur de mes névroses et tocs qui se sont manifestés à 15 ans. (Dans ma vie j’ai souvent eût des problèmes de respiration).

 

Je me trouve maintenant dans le ventre de ma mère. Je me rends bien compte qu’elle est entrain de me « fabriquer » de travers.

 

Et puis vient la scène de ma naissance. J’ai peur de sortir du ventre de mère et j’ai peur de ce qu’il y a de l’autre coté. Et puis je nais et une lumière m’éblouit (sûrement l’éclairage situé au dessus de la table d’accouchement). J’ai également vécu cette scène d’une vue d’en haut, je me suis vu naître et j’ai vu les premiers instants de ma vie.

 

Je me rappelle également de ma 1ère nuit passée à la maison. Je suis allongé dans le berceau et je pleure, je vois ma mère à coté de moi entrain de me parler. Elle me rassure en me disant que je suis à elle et qu’elle s’occupera toujours de moi, etc…En fait elle est entrain de se rassurer elle-même et est entrain de me transmettre ses angoisses et ses peurs. Je me dis «dans quelle famille suis-je tombé » et intérieurement je hurle « Au Secours ». Je me rappelle très bien de ma chambre, de la tapisserie, de l’agencement des meubles, pourtant je sais très bien qu’un bébé d’une semaine ne voit pratiquement rien.

 

Vient la scène durant laquelle je vois tout en noir. Je ne vois plus d’issue favorable à ma vie, elle est un gouffre total et elle le restera. J’éclate en sanglots de longs moments, je pleure toutes les larmes de mon corps. Paco me rassure et me soutient, je commence à reprendre espoir. Fous rires alternent maintenant avec pleurs, si bien qu’à un certain moment je ne sais même plus si je pleure ou si je ris. Après l’orage, le beau temps, je suis calme, serein et soulagé. Si bien que je me sens partir, j’ai l’impression de mourir, et c’est merveilleux. Une lumière blanche-jaune m’emmène. C’est tellement beau que je perds connaissance.

 

Dimanche soir, je mange en famille en compagnie de ..., sa femme, leur fils et Paco Je déguste la nourriture, et en même temps peu me suffit pour me rassasier. Je bois 2 verres de vins rouge et je fume.

 

Mais le plus dur reste à venir. Pendant la nuit je rentre dans des névroses. Je ne trouve pas de solutions à ces névroses et je me laisse envahir par la maladie. J’ai peur, je fais une psychose et je demande à être hospitalisé en hôpital psychiatrique. ... me parle fermement et me remet les idées en place. Je suis maintenant luter qu’à moi-même pour luter contre ma maladie. Plus j’essaye de la combattre et de trouver des réponses rationnelles avec ma tête et plus je m’enfonce. Je sais au fond de moi-même que pour m’en sortir je dois écouter mon cœur. (c’est à dire ressentir la vie). J’ai peur de souffrir en le faisant mais je sais que c’est la seule issue.

 

Je m’enfonce de plus en plus, et arrive un moment où je sais que si maintenant je n’écoute pas mon cœur, je devrai continuer à vivre toute ma vie avec la maladie.

 

Je me lance et tout se passe bien, je remonte la pente progressivement. Après un certain temps, je me rends compte des progrès effectués, je ne me souviens plus des névroses que j’ai pu avoir, et je prends confiance en moi. Je sais que je dois continuer à ressentir et à écouter mon cœur et que le combat ne fait que commencer. Beaucoup plus tard, je refais le point et je me rends compte que je suis sorti de ma maladie, mais que je dois continuer à combattre dans la vie.

 

Cette nuit fut agitée, et je n’ai pas dormi. Lundi matin, je ressorts progressivement du voyage.

 

 

Ma vie après le voyage

 

 

Je passe encore 2 jours chez ... à Valence durant lesquels je remarque des phénomènes sur moi :

 

- j’ai énormément d’appétit mais paradoxalement je mange peu

 

  • ma libido est au maximum
  • peu d’heure de sommeil me suffisent
  • des flashs apparaissent dans les yeux
  • j’ai des douleurs vives aux coudes et aux genoux et des picotements à l’extrémité des doigts
  • j’ai resserré 2 trous de ceinture

 

 

Ces phénomènes s’atténueront progressivement.

 

Je passe de bons moments en compagnie de ..., Jeanne, Collince et Paco

 

Mercredi, début d'après-midi, je prends le train à destination de Metz. Je suis pour la 1ère fois confronté à moi-même face à la société. L'apprentissage est brutal et difficile. On me vole mon billet de train et j'ai des ennuis avec un contrôleur antipathique qui me le fait payer. J'évacue mes problèmes par le rires, si bien que j'éclate de rire pendant la moitié du trajet et ceci malgré la présence d'autres personnes dans le wagon.

 

Rentré chez moi en Lorraine, je me sens invincible. Cependant je vais progressivement faiblir et souffrir de plus en plus.

 

Je suis seul, j'évite les amis que je fréquentais et je n'arrive pas à m'en faire. Je suis comme un petit garçon confronté à lui-même. J'ai rompu un contrat d'apprentissage avec La Poste en juillet et me retrouve sans emploi. Je trouve les gens froids, individualistes, stressés et angoissés. Je trouve la société occidentale malade.

 

De septembre à janvier, d'énormes terreurs m'envahissent, et je ne dors plus.

 

Je rentre dans des délires contrôlés. Je suis suivi par ... et Jeanne, par Paco, par un couple de guérisseurs, et occasionnellement par un psychothérapeute et le psychiatre qui m’a orienté sur l’iboga.

 

Et puis à partir de mi-janvier, je remonte progressivement ma pente. Je m’inscris dans un club de Yoga, de ping-pong et j’intègre la chorale paroissiale de ma ville. Ces activités permettent de m’occuper le mardi, mercredi et jeudi soir et le dimanche matin. Le sommeil revient et je dors très bien. Progressivement je relie les liens avec mes anciens amis et je les trouve de plus en plus sympathique. Je me fais également de nouveaux amis et de plus en plus de connaissances.

 

Je suis de moins en moins soumis à l’influence de ... et sa femme, de Paco et des deux psy.

 

Je considère ces personnes de plus en plus comme des proches à moi ou des amis.

 

Mon libre arbitre se développe et j’ai l’impression de sortir de l’enfance.

 

 

Dernières nouvelles (août 2007): Va très bien, plus aucun trouble, est marié.

 

Est retourné vivre chez lui avec sa femme. Il a trouvé un nouveau travail et s'entend bien avec ses parents.

 

Nouvelles janvier 2015 : tout va bien

 

 

remarque :

 

 

Didier nous a été envoyé par son psychiatre qui ne supportait plus ses coups de téléphone incessants.

 

Aucune thérapie ne semblait avoir de prise sur lui